L'oiseau qui volait.

 

 

 

 

 

Un oiseau volait. Il volait au dessus des forêts, 

des villes, des nuages, des mers.

Jamais fatigué, il volait. 

Sa vie : voler.

Il se laissait porter par le vent, ou il allait contre lui, 

les ailes déployées, ses ailes aux couleurs d'ambre.

Mais, où se poser? Peu importe, sa vie c'était : voler !

L' oiseau volait. Il volait au dessus des forêts, 

des villes, des nuages, des mers.

Jamais fatigué, il volait.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Mais un jour, dans le bruissement de ses plumes, une mélodie douce, chuchota un secret.

Une voix frêle chantait, celle d'une enfant, au timbre triste, des peines qui ne peuvent se dire.

L'oiseau est descendu vers la voix, vers la mélopée.

 

 

 

Il joue avec les cheveux de l'enfant mélancolique, 

lui donnant à sourire..

L'oiseau ne veut plus voler, il aime l'enfant blessée.

L'enfant aime l'oiseau, aux ailes couleurs d'ambre.

Un amour impossible naît  entre un oiseau qui volait 

au dessus des forêts, des villes, des nuages, des mers,

et une enfant aux chants tristes des peines qui ne peuvent se dire.

L'oiseau ne quitte plus l'enfant. L'enfant ne quitte plus l'oiseau.

 

 

 

 

 

 

 

 

De cet amour impossible, germe la haine des hommes, furieux d'une telle tendresse. 

Ils ont tué l'oiseau.

L'enfant aux chants tristes des peines qui ne peuvent se dire, est partie vers la mer. 

Elle s'est laissée emporter par les vagues, sans un mot, sans un regret.

Là bas, aux pays des amours impossibles, un oiseau et une enfant se sont retrouvés. Ils s'aiment, 

sans contrainte, sans peur. Ils s'aiment si fort que les nuages se poudrent d'or.

 

 

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Texte et voix de Maud Miran - Photos Maud Miran & Dan

 

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